Retour sur 2025: une année de résistance pour continuer à soigner

L’année 2025 s’est inscrite dans un contexte économique, politique et social particulièrement contraints, marqués par la fragilisation du secteur associatif et une pression croissante sur les dispositifs de santé et de solidarité. Dans ce paysage assombri, le Centre Primo Levi a fait le choix de se réformer et de continuer à répondre, autant que possible, à l’augmentation des besoins des personnes qu’il accompagne.

Ce contexte a toutefois conduit l’association à prendre une décision particulièrement difficile, avec la mise en œuvre d’un plan de réduction des effectifs en décembre 2025, conséquence directe des fortes contraintes financières.

Malgré les difficultés, 2025 aura été une année de résistance collective, d’engagement et de transformation, au service de l’accès aux soins pour les plus vulnérables.

 

Un nouveau lieu pour poursuivre ses missions

2025 a marqué une étape importante avec l’installation du Centre Primo Levi dans de nouveaux locaux. Ce changement, structurant pour l’association, a permis de repenser les espaces de soins et d’accueil, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux équipes.

 

Continuer à soigner, malgré les contraintes

En 2025, le Centre Primo Levi a accompagné plus de 460 patient·es, soit une hausse de près de 25 % par rapport à 2024. Cette augmentation significative témoigne de la reconnaissance du rôle essentiel du Centre dans la prise en charge des traumatismes liés à la guerre. Parallèlement, le nombre de consultations a augmenté de 13 %, traduisant une activité clinique soutenue, portée par des équipes fortement mobilisées. 

 

Former, transmettre, essaimer

En 2025, l’activité de formation s’est fortement développée sur l’ensemble du territoire. Le Centre Primo Levi a renforcé son rôle d’expertise, en diversifiant ses partenaires et les formats de transmission. Une quarantaine de formations et d’analyse de pratique professionnelle ont été menés auprès de professionnel·les du champ sanitaire, social et associatif.

Le Centre Primo Levi a également poursuivi son engagement en Ukraine, avec le maintien du soutien au service de psychiatrie de l’hôpital de Lviv. Dans un contexte de guerre prolongée, cette coopération témoigne de l’importance de la solidarité internationale et de l’appui aux équipes locales confrontées à des traumatismes massifs et durables.

Porter la voix du soin et des droits 

En 2025, le Centre Primo Levi a mené une activité de plaidoyer particulièrement soutenue autour des enjeux de santé mentale, d’accès aux soins et de protection des personnes exilées. Au cœur de cette mobilisation : la diffusion de son rapport Santé mentale des personnes exilées, une souffrance invisible, qui a donné lieu à un important travail de sensibilisation auprès des décideurs publics. Plus de 300 députés ont été contactés, et le Centre a pris part aux discussions sur le PLF et le PLFSS 2025, afin de défendre un meilleur accès aux soins, notamment en santé mentale. Son expertise a été sollicitée lors de plusieurs auditions au Sénat et à l’Assemblée nationale, ainsi qu’au sein d’un groupe transpartisan sur la santé mentale, débouchant notamment sur la publication d’une tribune dans Libération.