L’année 2025 s’est inscrite dans un contexte économique, politique et social particulièrement contraints, marqués par la fragilisation du secteur associatif et une pression croissante sur les dispositifs de santé et de solidarité. Dans ce paysage assombri, le Centre Primo Levi a fait le choix de se réformer et de continuer à répondre, autant que possible, à l’augmentation des besoins des personnes qu’il accompagne.
Ce contexte a toutefois conduit l’association à prendre une décision particulièrement difficile, avec la mise en œuvre d’un plan de réduction des effectifs en décembre 2025, conséquence directe des fortes contraintes financières.
Malgré les difficultés, 2025 aura été une année de résistance collective, d’engagement et de transformation, au service de l’accès aux soins pour les plus vulnérables.
Un nouveau lieu pour poursuivre ses missions
2025 a marqué une étape importante avec l’installation du Centre Primo Levi dans de nouveaux locaux. Ce changement, structurant pour l’association, a permis de repenser les espaces de soins et d’accueil, tout en offrant de meilleures conditions de travail aux équipes.
Continuer à soigner, malgré les contraintes

Former, transmettre, essaimer

Le Centre Primo Levi a également poursuivi son engagement en Ukraine, avec le maintien du soutien au service de psychiatrie de l’hôpital de Lviv. Dans un contexte de guerre prolongée, cette coopération témoigne de l’importance de la solidarité internationale et de l’appui aux équipes locales confrontées à des traumatismes massifs et durables.
Porter la voix du soin et des droits
En 2025, le Centre Primo Levi a mené une activité de plaidoyer particulièrement soutenue autour des enjeux de santé mentale, d’accès aux soins et de protection des personnes exilées. Au cœur de cette mobilisation : la diffusion de son rapport Santé mentale des personnes exilées, une souffrance invisible, qui a donné lieu à un important travail de sensibilisation auprès des décideurs publics. Plus de 300 députés ont été contactés, et le Centre a pris part aux discussions sur le PLF et le PLFSS 2025, afin de défendre un meilleur accès aux soins, notamment en santé mentale. Son expertise a été sollicitée lors de plusieurs auditions au Sénat et à l’Assemblée nationale, ainsi qu’au sein d’un groupe transpartisan sur la santé mentale, débouchant notamment sur la publication d’une tribune dans Libération.
